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Les routes secrètes des Climats de Bourgogne : itinéraires d’oenotourisme hors des sentiers battus

Les routes secrètes des Climats de Bourgogne : itinéraires d’oenotourisme hors des sentiers battus

Les routes secrètes des Climats de Bourgogne : itinéraires d’oenotourisme hors des sentiers battus

Les routes secrètes des Climats de Bourgogne : l’autre visage de l’oenotourisme

Les Climats de Bourgogne fascinent les amateurs de vin et attirent chaque année des milliers d’oenotouristes sur les célèbres routes des vins. Pourtant, derrière les grands noms de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, il existe un réseau de routes secondaires, de chemins creux et de villages viticoles discrets, où l’on découvre un autre visage de la Bourgogne. Plus intime, plus rural, parfois plus authentique.

Ces itinéraires d’oenotourisme hors des sentiers battus permettent d’approcher les vignes au plus près, de rencontrer des vignerons qui travaillent souvent en famille, et de mieux comprendre ce que signifie, concrètement, la notion de Climat : cette parcelle précisément délimitée, patiemment façonnée par l’homme et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Comprendre les Climats de Bourgogne pour mieux choisir son itinéraire oenotouristique

Avant de partir sur les routes secrètes, un rappel s’impose. En Bourgogne, un Climat n’est ni une zone géographique vague ni un simple terroir. C’est une parcelle de vigne, nommée depuis parfois des siècles, avec son histoire, son exposition, son sol, sa réputation. On parle ainsi de Les Amoureuses, Les Caillerets, Les Rugiens ou encore Les Saint-Georges. Chaque Climat peut donner naissance à un vin à la personnalité propre, même si l’on reste sur les mêmes cépages emblématiques : Pinot Noir et Chardonnay.

Pour un séjour d’oenotourisme en Bourgogne, comprendre cette mosaïque est essentiel. Les circuits classiques se concentrent sur les villages mythiques – Gevrey-Chambertin, Vosne-Romanée, Puligny-Montrachet – mais de nombreux Climats confidentiels méritent une halte. C’est sur ces axes secondaires, à l’écart des grands flux touristiques, que l’expérience peut devenir vraiment immersive.

La Côte de Nuits intimiste : petites routes, grands climats

La Côte de Nuits est souvent associée aux grands crus les plus célèbres de Bourgogne. Pourtant, en s’éloignant légèrement de la Route des Grands Crus, on découvre un visage différent, plus paisible, plus accessible. Entre Dijon et Nuits-Saint-Georges, plusieurs routes communales serpentent au milieu des vignes et des murets en pierre sèche, offrant des points de vue spectaculaires sur les Climats.

Un itinéraire discret consiste par exemple à quitter la route principale pour rejoindre les hauteurs de Fixin, Brochon ou Marsannay-la-Côte. Ces villages, souvent considérés comme des « portes d’entrée » de la Côte de Nuits, proposent une approche moins intimidante des vins locaux, avec des dégustations en cave fréquentes et des domaines familiaux heureux d’expliquer leur travail.

Parmi les points forts de cet itinéraire d’oenotourisme confidentiel :

En poursuivant vers le sud, du côté de Nuits-Saint-Georges, certaines petites routes départementales permettent d’approcher des Climats moins connus que les icônes de Vosne-Romanée, mais tout aussi passionnants à découvrir dans le verre, à des prix souvent plus accessibles.

Entre Côte de Nuits et Côte de Beaune : les routes secrètes du Hautes-Côtes

Les Hautes-Côtes de Nuits et les Hautes-Côtes de Beaune constituent l’un des plus beaux terrains de jeu pour un oenotourisme hors des sentiers battus en Bourgogne. Ici, la vue se dégage, les paysages s’ouvrent, les altitudes montent légèrement. On quitte les rubans très fréquentés des routes des vins pour des villages perchés, des vallons boisés, des plateaux parsemés de vignes.

Les itinéraires possibles sont nombreux, mais tous ou presque ont un point commun : ils offrent un rapport direct à la nature et un dialogue plus simple avec les vignerons. On y trouve une grande diversité de styles de vins, souvent plus frais, avec des notes de fruits croquants, voire une touche plus rustique selon les producteurs.

Dans cette zone, plusieurs expériences valent le détour :

Ces routes secrètes des Hautes-Côtes constituent aussi un excellent terrain pour les amateurs de vélo, avec des itinéraires adaptés, loin de la circulation dense des axes principaux.

La Côte de Beaune autrement : villages cachés et climats discrets

La Côte de Beaune est mondialement connue pour ses grands vins blancs. Mais dès que l’on s’éloigne de la route principale reliant Beaune à Santenay, de petits villages apparaissent, presque cachés entre bois et collines, avec des Climats aux noms peu médiatisés mais à la qualité grandissante.

En partant de Beaune, il suffit parfois de bifurquer vers des hameaux situés en hauteur pour découvrir une Bourgogne plus silencieuse, où les tracteurs se font entendre davantage que les cars de touristes. Les routes y sont étroites, bordées de murets, et débouchent sur des panoramas qui embrassent toute la Côte.

Les avantages de ces itinéraires d’oenotourisme discret dans la Côte de Beaune sont multiples :

La gastronomie n’est jamais loin. Dans ces villages retirés, quelques tables d’auberges ou de bistrots gastronomiques travaillent les produits du terroir : œufs en meurette, jambon persillé, pièces de bœuf charolais, fromages de la région, le tout servi avec des vins des Climats voisins.

Entre vignes et patrimoine : découvrir les Climats de Bourgogne par la marche

Les routes secrètes des Climats ne sont pas seulement routières. Beaucoup d’itinéraires oenotouristiques s’imaginent aussi à pied, au plus près des ceps. De nombreux sentiers, parfois anciens chemins de vignerons, sillonnent les collines et relient les villages entre eux.

Marcher entre les parcelles permet de comprendre physiquement ce qui fait la singularité d’un Climat : un dénivelé léger mais décisif, un changement de couleur dans le sol, une exposition différente à la lumière. En quelques centaines de mètres, le paysage, la végétation et, in fine, le style du vin évoluent.

Certains circuits pédestres sont d’ailleurs conçus spécialement pour l’oenotourisme en Bourgogne :

Pour les voyageurs qui souhaitent allier culture, nature et vin, ces balades sont une porte d’entrée idéale vers l’univers complexe des Climats, sans passer par les circuits les plus fréquentés.

Rencontre avec les vignerons : l’âme discrète de l’oenotourisme bourguignon

Sur ces itinéraires plus confidentiels, l’accueil en caveau de dégustation prend une dimension particulière. Le rythme est moins contraint, la discussion plus profonde. Beaucoup de domaines travaillent sur de petites surfaces, avec une attention minutieuse portée à chaque Climat. Ils prennent le temps d’expliquer leurs choix : travail du sol, vendanges manuelles, élevage en fûts, conversions en bio.

Pour profiter pleinement de ces rencontres, il est recommandé :

Ces échanges directs permettent souvent de découvrir des cuvées limitées, des Climats rares ou des vieux millésimes que l’on trouve peu dans le commerce traditionnel. C’est aussi l’occasion de constituer une cave personnelle avec des vins de Bourgogne au caractère affirmé, sans nécessairement viser les grandes étiquettes.

Préparer son voyage sur les routes secrètes des Climats de Bourgogne

Un séjour sur ces routes secondaires nécessite un minimum de préparation, mais la récompense est à la hauteur. L’idéal est de combiner plusieurs modes de découverte – voiture, marche, vélo – pour varier les points de vue et les expériences.

Quelques conseils pratiques pour organiser un voyage d’oenotourisme en Bourgogne hors des sentiers battus :

Les routes secrètes des Climats de Bourgogne ne se révèlent jamais complètement en une seule visite. Elles invitent plutôt à revenir, à approfondir, à explorer un Climat, puis un autre, à créer sa propre cartographie sensible des vins. Entre grandes appellations et parcelles discrètes, c’est tout un art de vivre bourguignon qui se dévoile, loin des foules, au tempo lent des saisons et du travail de la vigne.

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